L'île de la tentation chapitre 11
Par TSM
Laura sait trop bien qu'elle va devenir l'esclave d'un tortionnaire particulièrement cruel et sadique mais à
défaut de retrouver sa liberté, elle est bien décidée à vendre sa peau chèrement en faisant feu de tout bois pour être au moins la favorite. Dire qu'elle se déteste au plus haut point est un
euphémisme, car elle a pleinement conscience qu'elle s'est jetée toute seule dans les bras d'un fou pour jouer la bourgeoise dévergondée. Elle aurait du se douter que sa vie de princesse ne
durerait pas toujours mais l'appel du luxe, de l'argent facile et d'une vie de rêve en ce pays paradisiaque lui ont fait perdre la raison. Elle sait qu'aujourd'hui, elle va en payer le prix
fort.
Aline, entravée presque au-dessus d'elle est en train d'uriner debout comme elle le fait depuis son arrivée
ici. Lorsqu'elle reçoit quelques gouttes, une envie de meurtre la submerge, mais elle n'y peut rien hormis râler pour faire comprendre à sa compagne d'infortune qu'elle l'éclabousse. Sur ces
entre-faits, Bernard entre aux écuries. Il est saoul, ses propos sont hachés, sa voix avinée.
- Vous n'êtes que de grosses connes, des putains de grosses connes, on s'amusait bien, vous avez tout gâché. Je
vais vous mâter moi, vous allez apprendre qui je suis. A partir de maintenant, vous allez marcher droit et si vous vous rebellez, moi je vous massacre. Dit-il en détachant les colliers des filles
qui n'en mènent pas large. Et toi la grosse conne lesbienne, tu vas commencer par nettoyer le cul de ta copine afin que je puisse y mettre mon auguste membre ! Eructe Bernard en attrapant
Laura par les cheveux.
La supplique de Laura peu motivée et terrorisée n'a pour écho qu'une série de gifles retentissantes. Sous les
coups appuyés, elle crie rapidement des « oui » étranglés, désespérés. Conduite par les cheveux aux fesses d'Aline invitée à se mettre à quatre pattes dans l'allée, elle ne peut
qu'abdiquer et lécher le pertuis délicat. Bernard les abandonne pour aller prendre une cravache, à son retour, la vision des filles à quatre pattes l'une derrière l'autre
l'amuse.
Ses commentaires sont graveleux et décousus. Il s'assoie sur le dos d'Aline pour surveiller le travail à la
façon d'un pervers ivre, la cravache siffle, les coups sont violents Laura se tord de douleur, tente de fuir, prend deux coups de cravache sur la figure, ses hurlements démentiels n'arrêtent pas
pour autant Bernard. Maintenue par les cheveux d'une main et frappée de l'autre, pieds et poings liés elle est ramenée de force à son labeur. Pour ne plus être battue, elle exagère les mouvements
de sa tête et tire bien la langue pour lécher entre les fesses qu'elle cinglait parfois les jours précédents.
Il ouvre sa braguette puis fouille dans son slip pour en extraire sa verge. Si dans son délire éthylique il se
voit le sabre à la main chevauchant les filles une après l'autre, dans l'état où il est, les résultats de l'agitation du mollusque récalcitrant à l'ouvrage sont peu probants. Mécontent, il
incendie les filles en ponctuant ses propos de coups de cravache. Dépité, il se relève, chancelle en retirant son pantalon puis s'assoit sur un sulky.
- Les filles, si vous ne me faites pas bander, je vais vous massacrer, alors officiez de grâce, officiez de vos
bouches, rendez utiles vos gueules d'amour ou je vous prends rendez-vous avec le fouet. Lance Bernard en rigolant tout seul de ses inepties avant de prendre appuie sur le tréteau détesté
par Aline.
Aline affolée se précipite pour faire une fellation à Bernard, elle a trop souffert du fouet pour tarder à
faire ce qui lui est demandé. Laura rechigne, s'approche mais ne fait rien et attend que sa consœur d'infortune lui laisse « la place ». Elle se fait incendier, traiter de noms d'oiseau
puis sous la menace de représailles vient soutenir l'action d'Aline. Bien que les deux filles se détestent, leurs langues se côtoient autour d'une verge qui ne peut trouver vigueur, les trois
grammes d'alcool dans le sang de son « propriétaire » n'aidant pas à l'érection. Fou de rage, Bernard donne des gifles, insulte les filles puis les repousse avec dégout.
- Vous n'êtes pas des bonnes à rien, mais des mauvaises en tout. Je ne sais pas ce que je vais faire de
vous.
- Tu as trop bu mon chéri, délivre-moi je vais te ramener à la maison et m'occuper de toi. Propose Laura en se
faisant câline.
J'ai peut-être trop bu, mais ma boussole me donne toujours le cap, (rire) tu crois que je ne te vois pas venir
« salope ». Non c'est ta copine qui va être gentille avec moi, toi tu vas intégrer tes nouveaux quartiers. Aline, va chercher ton mors, tu vas le lui prêter et l'attacher dans le box de
Lucie. Laura s'emporte à nouveau, prend de nouvelle gifles, s'étale de tout son long et reçoit une volée de coups de pieds. Aline se précipite avec le mors à la main pour essayer de calmer
Bernard. Il s'interrompt dans sa bastonnade pour la laisser faire. Une fois la tête harnachée et le mors en bouche, Laura en larmes se laisse guider vers le box où Aline passe le filet dans un
des anneaux du mur.
- C'est bien ma poulette, met-lui les fers aux poignets, comme ça, on sera peinards tout les deux pendant
qu'elle cogitera à ses conneries de bourgeoise.
Laura abandonne, épuisée et dégoutée, elle sait que dans l'état où est Bernard, lutter ne servirait à rien, si
ce n'est à prendre d'autres coups. La mort dans l'âme, elle se laisse entraver sans aucune résistance en traitant Aline de garce. Pour ne pas générer de nouvelles vagues de violence, Aline fait
la sourde oreille mais ne se presse pas de sortir du box, espérant encore échapper à la suite des évènements faciles à deviner.
Bernard les mains chargées d'entraves, appelle Aline, lui ordonne de prendre un sulky, elle va devoir le
conduire à leur logis, Monsieur est fatigué. Il s'écroule dans le siège plus qu'il ne s'assoie, il s'en est fallut de peu qu'il lui échappe des mains.
- A la maison petite, j'ai soif et j'ai faim de toi !
Pendant le trajet les conduisant à la maison, l'idée de fuir traverse l'esprit d'Aline, dans l'état où est
Bernard, il aurait bien du mal à la rattraper, mais lorsque l'on est nue, que l'on a échappé à la mort une fois avant d'être corrigée au fouet, on médite avant de tenter de
s'évader.
Furieuse et honteuse en même temps de son manque de courage, elle conduit à la bâtisse l'homme qui va abuser
d'elle. Aux pieds des escaliers, elle pause délicatement le sulky, Bernard en descend avec peine puis la prend sous son bras, comme si soudain il était pris d'un élan d'affection tout en prenant
ses chaînes avec lui.
- Je t'aime toi, tu vaux dix Laura, je vais t'aimer comme on ne t'a jamais aimé si tu es gentille avec moi. On
va trinquer pour fêter ça, emmène-moi au salon, j'ai du champagne au bar, tu vas nous servir, hein, tu vas faire la soubrette pour Bébert.
- Oui monsieur.
Arrivée au salon, Bernard s'écroule dans un immense canapé et la guide à distance pour le service qu'Aline
effectue bien volontiers, elle ferait n'importe quoi pour qu'il tombe dans un coma éthylique. Elle trinque avec son bourreau, il lui demande de danser puis change d'avis.
- Non ma poule, vient ici, parce que même si tu es jolie et que tu vas être gentille, on va quand même te
menotter, parce que tu es une gonzesse dangereuse toi, tu as déjà tué un homme. Quand on sait comment tu as trucidé le ministre, on fait gaffe. Oh, tu te rends compte que tu as tué un ministre
dis ? Tu es une femme exceptionnelle, comment fais-tu ? Tu massacres un de mes clients, et qui plus est, un ministre, tu attaches ma femme dans un box et je t'aime. Bon j'ai assez bu,
je crois qu'on va aller se coucher. Aide-moi à me lever.
Le « on va aller se coucher » fait blêmir Aline. Quitte à être abusée, autant que ce soit dans un lit
douillet que dans un box après avoir reçu le fouet pense-t-elle en lui attrapant les bras pour l'aider à se lever. En s'appuyant sur elle, il la guide vers la chambre de l'infamie. De sa poche il
extrait un cadenas et attache les chaînes d'Aline aux barreaux de la tête de lit. Nue, les bras entravés au-dessus de sa tête, désespérée elle le regarde retirer son pantalon et son slip. Murée
dans son silence elle espère encore un miracle sans trop y croire, jusqu'au moment où il caresse sa poitrine du bout des doigts en la regardant comme un loup face à une brebis.
- Les anneaux sur les seins te vont à merveille, demain on fera venir le bijoutier, je vais t'en offrir de très
beaux tout en or. Murmure Bernard avant de se mettre à embrasser goulument les jeunes seins fiers de leur tenu pendant que ses doigts s'insinuent entre les cuisses de la jouvencelle apeurée et
dégoutée à l'idée de ce qu'il va se passer.
Il lui caresse délicatement l'entrejambe un moment en jouant avec les anneaux fraichement posés sur les lèvres
puis grimpe sur elle plus qu'il ne l'enlace en s'approchant de son visage sans équivoque possible sur ses intensions. Il l'embrasse avec fureur en grognant de plaisir, sa langue impétueuse plonge
dans sa bouche à la recherche d'un échange. Aline écœurée par l'haleine et la langue a bien du mal à partager ce baiser, mais l'idée de finir embrochée la pousse à abdiquer et à réagir. Se faire
prendre quand on est forcée et difficile à vivre, se faire embrasser et bien pire mais la peur donne l'audace et le courage. Elle espérait encore qu'il s'endorme mais sent avec horreur entre ses
jambes la verge dure de son violeur. « Oh mon dieu, prie-t-elle, faite que cela soit rapide »
Elle sent avec horreur qu'il dirige sa verge vers l'entrée de son nid d'amour puis son gland l'ouvrir
lentement, l'écarter et la remplir profondément sans pour autant interrompre un instant son baiser glouton. Complètement rompue par le désespoir elle se laisse toute-entière aller au rythme du
ballottement de son corps dans le lit grinçant au rythme des pénétrations. La chaleur du corps de son violeur, la fait abondamment transpirer, mais cette fois, aucune envie de rébellion ne lui
vient à l'esprit. Ses frêles jambes écartées s'agitent à peine, elle pousse de petits gémissements plaintifs pendant qu'il la prend à grand coups de reins depuis quelques minutes qui semblent
être des heures.
Elle tremble, s'agite, geint sous les asseaux de plus en plus rudes. Dans ses certitudes, Bernard croit qu'elle
prend du plaisir, alors que c'est de douleur, de rage, de honte. Les gémissements de désespoir comblent le mâle en rut, dans un grand coup de rein il s'enfonce le plus loin possible en elle pour
la polluer de son sperme en gueulant comme un porc que l'on égorge. Abruti d'alcool, de fatigue et de plaisir, il reste en elle sans bouger pour sombrer dans une douce léthargie puis un profond
sommeil. Sous le poids du corps transpirant, Aline commence à regretter son box mais en même temps extrapole des projets d'évasion.
A partir de maintenant, elle va répondre à toutes ses attentes mais en se rebellant un peu pour ne pas trop
éveiller sa méfiance. Elle se dit qu'avec un peu de ruse et de temps, elle pourrait prendre la place de Laura et un jour qu'il ne sera pas là, prendre un cheval pour s'enfuir. Elle sait que son
plan va être difficile à réaliser, mais plutôt que de finir sa vie en grillade, elle préfère offrir son corps aux délires et plaisirs d'un homme pendant quelque temps afin de pouvoir un jour
retrouver la liberté.
Dans son box, Laura fait elle aussi des plans pour reprendre sa place et dès que possible fuir ce lieu maudis.
Elle sait qu'Aline va tout faire pour tromper la vigilance de Bernard aveuglé par l'insolente beauté de la jeunesse. En même temps elle espère vivement qu'il ne lui viendra pas des idées de
« dressage » car s'il confie une cravache à sa rivale, elle n'est pas sûre de pouvoir garder son sang froid.
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Le chant des oiseaux les cueille au petit matin dans leur sommeil. La captive, habituée à la paille, savoure
inconsciemment la douceur des draps. Bernard ouvre un œil sur une vision de rêve. Une jolie fille nue, âgée de dix-neuf printemps, avec de longs cheveux blonds et soyeux étalés en soleil sur
l'oreiller blanc vient de se lover contre lui. Un petit nez délicat sur son visage pointu, lui donnent un petit air félin. Bien qu'elle ne soit pas là de son plein gré, il se plait à rêver un
instant qu'elle soit amoureuse de lui.
Dans un élan de tendresse, ses doigts caressent la courbe de l'épaule pour continuer leur course sur le bras
fin en se délectant de la peau douce et fraiche de la jouvencelle. D'un petit geste délicieux, elle s'agite sans ouvrir les yeux comme pour faire fuir une mouche mais sous l'insistance de
l'effleurement, Aline ouvre les paupières dévoilant à Bernard les magnifiques yeux d'un bleu profond qui l'ont fait fondre dès le premier jour.
Aline lutte aussitôt avec elle-même pour ne point se reculer, puis referme les yeux, non pas qu'elle ait envie
de dormir, mais pour chercher au plus profond de son âme, la force et le courage nécessaire à ses projets d'évasion. La main se fait plus précise dans ses intentions et quitte les hauteurs pour
glisser sur le galbe gracieux de la hanche avant de descendre sur la cuisse fuselée pliée vers lui. D'une ondulation discrète, Aline exalte l'appétit du prédateur qui ne manque point de
laisser sa gourmandise s'exprimer. De la pointe d'un doigt malicieux il fait un saut de puce sur le sein sans défense pour cause d'entraves pour y décrire quelques cercles pernicieux autour de
l'aréole foncée. L'émotivité du buste féminin en s'exprimant parfois sans même qu'on ne lui demande son avis, offre au glouton un appelant de choix pour ses lèvres gourmandes.
Comme envouté, il se penche lentement pour titiller du bout de la langue la fraise des bois exposée. Ne pouvant
fuir, Aline doit se résoudre à se laisser faire un petit moment pour mettre en place son échappatoire. Au lieu d'afficher sa réticence, elle pince sa lèvre inférieure en affichant ses dents
blanches à l'alignement parfait tout en se cambrant pour s'offrir plus encore à une caresse finalement pas si désagréable que ça. La main, glissant vers le triangle érogène ne rencontre aucune
résistance la cuisse s'ouvrant à son arrivée pour en libérer l'accès. Lorsque les doigts taquins s'aventurent sur la fente glabre, Aline soupire en ondulant du bassin. C'est lorsque Bernard
entreprend de jouer les spéléologues avec délicatesse comme s'ils voulaient séduire, qu'Aline décide de s'exprimer d'une petite voix désolée.
- Tu vas me détester, mais j'ai une énorme envie de faire pipi.
A suivre
TSM
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